Victorine : la pop mutine et affranchie qui bouscule les codes
Avec son premier album “Note de frais”, attendu en septembre 2026, Victorine s’impose déjà comme l’une des voix les plus singulières de la nouvelle scène pop française. Acidulée, théâtrale, résolument libre, son univers emprunte autant à l’esthétique des années 80 qu’à une modernité espiègle, presque irrévérencieuse.
Une pop rétro… mais pas nostalgique
Chez Victorine, difficile de parler de simple revival. Si son ADN musical évoque les synthés brillants et les mélodies entêtantes des années eighties, c’est pour mieux les détourner. Elle imagine un monde parallèle où des figures comme France Gall auraient écrit leurs propres textes, avec conscience et ironie, loin des archétypes imposés.
Imaginez un monde où France Gall n’aurait pas eu besoin de Gainsbourg pour écrire “Les sucettes à l’anis”… Pire encore, la petite poupée blonde aurait compris ce qu’elle chantait ! Un monde où France aurait d’elle-même embrassé le second degré pour décrire sa condition de fantasme masculin tout autant que celle de femme pétrie de fantasmes.
Le projet artistique de Victorine repose sur cette idée d’émancipation : reprendre les codes de la pop légère pour y injecter du second degré, de l’ambiguïté et une vraie liberté de ton.
Une artiste totale, entre scène et performance
Originaire de Bordeaux, Victorine fait ses armes dans les open mics parisiens, notamment au Pop In, où elle développe très tôt un goût prononcé pour la performance. Sur scène, elle ne se contente pas de chanter : elle incarne.
Costumes, mise en scène, jeu avec le public, chaque concert devient une expérience hybride, entre cabaret pop et happening déjanté. Elle cultive une image volontairement contrastée : à la fois candide et provocante, tendre et subversive.
Repérée pour son énergie scénique, elle se produit notamment au festival Les Femmes s’en mêlent et attire l’attention d’artistes comme Fishbach, qui l’invite à partager la scène de La Cigale.

Les Inrocks définissent Victorine comme une “Chantal Goya sous GHB”. Crédit photo : Florie Berger©
“Chausson Pop” : une entrée en matière décalée
Son clip “Chausson Pop”, premier single de son futur album, donne un aperçu parfait de son univers : absurde, coloré, légèrement irrévérencieux. On y retrouve cette esthétique bricolée, presque DIY (Do it yourself), qui rappelle une certaine tradition française entre Michel Gondry et Philippe Katerine : un mélange de naïveté assumée et de créativité débordante.
Très coloré et résolument orienté eighties, ce clip rappelle indéniablement les séances d’aérobic des années 80, référence directe à l’émission Gym Tonic de Véronique et Davina.
Une trajectoire déjà riche
Avant “Note de frais”, Victorine a déjà construit un univers solide à travers plusieurs EP (Désunis de l’Univers, La Rentrée, Papa Maman) et un projet de remixes (In Da Club), entourée de producteurs reconnus de la scène indie française.
Ses clips, qu’elle coécrit avec Manuel Abella, participent pleinement à sa signature artistique : visuels décalés, narration fragmentée, humour sous tension.
Une nouvelle génération de chanteuses affranchies
Victorine s’inscrit dans une lignée… qu’elle redéfinit elle-même. Une génération de chanteuses qui n’attendent plus de mentor pour exister, qui jouent avec les fantasmes autant qu’elles les déconstruisent.
Cette “Chantal Goya sous GHB” comme la décrivent Les Inrocks a su créer un univers qui convoque autant les icônes pop d’hier que les imaginaires contemporains, du manga à la new wave, pour créer une esthétique hybride, à la fois ludique et critique.
“Note de frais” : une promesse d’irrévérence
Avec “Note de frais”, Victorine semble prête à franchir un cap. Le titre lui-même annonce la couleur : ironique, quotidien, presque administratif. Tout sauf glamour, donc parfaitement pop dans son approche décalée.
Si ses précédents projets laissaient déjà entrevoir une artiste en pleine construction, ce premier album pourrait bien marquer l’affirmation définitive de son identité : celle d’une pop française libre, joueuse et délicieusement imprévisible.
Crédit photo : Florie Berger©

Créateur de MonsieurVintage, Philippe est un passionné de belles mécaniques, de voyages et d’objets qui ont une âme. À travers son regard, chaque moto, voiture ou destination raconte une histoire, dans une quête d’authenticité et d’élégance intemporelle.
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Bonjour Jean-Michel, nous n'avons pas réalisé d'essai route sur ce modèle.
Excellent sketch des Inconnus Coco, avec cette parodie du monde de la pub, c'est vrai : )
Je ne connaissais ce "sketch" des Inconnus ... genial "il faut forget,"few minutes", "c'est super good vachement bien" . Et…
J adore !
Bonjour, Ce modèle étant toujours indisponible en concession, pour des raisons semble-t-il de surconsommation d’huile détectée sur ce moteur, comment…