Lamborghini Murciélago : la première Lamborghini de l’ère Audi
Pendant près de dix ans, la Lamborghini Murciélago a incarné à elle seule le sommet de la gamme du constructeur de Sant’Agata Bolognese. Présentée en 2001 pour remplacer la Diablo, elle est la première Lamborghini entièrement nouvelle développée sous l’ère Audi-Volkswagen. Son style spectaculaire, ses portes en élytre et surtout son énorme V12 atmosphérique en ont fait l’une des supercars les plus emblématiques des années 2000.
Produite jusqu’en 2010, la Murciélago aura connu plusieurs évolutions, du premier coupé de 580 ch à l’extrême LP 670-4 SuperVeloce de 670 ch. Elle restera également la dernière Lamborghini V12 à conserver un lien aussi direct avec le moteur inauguré des décennies auparavant par la marque.
- Une nouvelle ère pour Lamborghini
- Pourquoi le nom Murciélago ?
- 2001 : la première Murciélago
- Une silhouette immédiatement reconnaissable
- Une Lamborghini sous contrôle Audi
- 2003 : la Murciélago fête les 40 ans de Lamborghini
- 2004 : la Murciélago Roadster
- 2006 : la révolution LP 640
- 2006 : la Murciélago Versace
- 2009 : la Murciélago LP 670-4 SuperVeloce
- Une production finalement beaucoup plus exclusive que la Diablo
- La très rare LP 650-4 Roadster
- La Murciélago contre ses rivales
- Une supercar encore très analogique
- Le V12, véritable cœur de la Murciélago
- La Murciélago au cinéma
- Un record impressionnant à Nardò
- 2010 : la fin d’une époque
- Murciélago : les chiffres clés
- La Murciélago, dernière représentante d’une Lamborghini à l’ancienne
Une nouvelle ère pour Lamborghini
Lorsque Lamborghini dévoile la Murciélago au salon de Francfort en septembre 2001, le constructeur italien traverse une période importante de son histoire. Depuis 1998, Lamborghini appartient au groupe Audi-Volkswagen. La Diablo, apparue en 1990, commence alors à accuser le poids des années.
La Murciélago doit donc assurer une double mission : remplacer une icône et ouvrir une nouvelle époque. Le projet est confié au designer belge d’origine péruvienne Luc Donckerwolke, alors responsable du design Lamborghini. Il doit trouver un équilibre entre la tradition de la marque et une nouvelle identité stylistique.
Le résultat est spectaculaire. La Murciélago conserve les proportions typiques d’une Lamborghini à moteur central arrière, mais son dessin est beaucoup plus tendu et géométrique que celui de la Diablo. Les énormes prises d’air latérales, les épaules très larges et les portes à ouverture en élytre donnent immédiatement à la voiture une présence hors du commun. Lamborghini considère d’ailleurs la Murciélago comme sa première voiture du XXIe siècle.
Pourquoi le nom Murciélago ?
Comme beaucoup de Lamborghini, son nom vient de l’univers de la tauromachie. Murciélago signifie “chauve-souris” en espagnol. Mais le nom fait référence à un célèbre taureau de combat qui aurait survécu à de nombreux coups de lance lors d’une corrida en 1879 (24 coups au total). Son courage aurait conduit à lui laisser la vie sauve.
L’histoire de ce taureau est ensuite entrée dans la légende Lamborghini.
2001 : la première Murciélago
La Murciélago originale est commercialisée à partir de 2002, après sa présentation officielle en 2001. Elle conserve un élément essentiel de l’ADN Lamborghini : le V12 atmosphérique. Mais le moteur de 6,0 litres de la dernière Diablo évolue pour atteindre 6,2 litres. Il développe alors 580 chevaux :
- V12 atmosphérique 6,2 litres
- 580 ch à 7 200 tr/min
- Boîte manuelle à 6 rapports
- Transmission intégrale permanente
- Moteur en position centrale arrière longitudinale
- 0 à 100 km/h en environ 3,8 secondes
- Vitesse maximale : environ 330 km/h
- Réservoir : 100 litres
Le V12 développe sa puissance dans une atmosphère très différente de celle des moteurs suralimentés qui vont progressivement se généraliser chez les constructeurs de supercars. Lamborghini revendique alors une puissance de 580 ch à 7 200 tr/min.
La transmission intégrale est particulièrement importante. Contrairement à certaines supercars de la même époque, la Murciélago transmet sa puissance aux quatre roues grâce à un système visco-coupleur. Cette solution permet de mieux exploiter les 580 ch tout en conservant le caractère d’une voiture à moteur central arrière.
Lamborghini Muciélago LP640 modèle 2006 – crédit photos : Lamborghini©
Une silhouette immédiatement reconnaissable
La Murciélago reprend les fameuses portes en élytre inaugurées par la Countach et devenues l’une des signatures de Lamborghini. Mais son design possède une particularité intéressante : les éléments aérodynamiques ne sont pas seulement décoratifs. Les grandes entrées d’air situées derrière les portes sont notamment capables de s’ouvrir automatiquement en fonction des besoins du moteur et de la température. La voiture combine donc une esthétique extrêmement spectaculaire avec une véritable recherche aérodynamique.
Une Lamborghini sous contrôle Audi
L’arrivée de la Murciélago marque aussi un changement industriel important. Audi apporte à Lamborghini des moyens financiers, des méthodes industrielles et une capacité de développement que la marque italienne n’avait pas toujours possédées auparavant.
Mais Lamborghini conserve une forte autonomie dans la conception de ses voitures. La Murciélago est justement l’une des premières démonstrations de cette nouvelle organisation : la technologie et les ressources du groupe allemand sont utilisées sans faire disparaître le caractère italien de la voiture.
La marque elle-même rappelle que Lamborghini est entrée dans le groupe Audi-Volkswagen en 1998 et que la Murciélago est la première voiture entièrement nouvelle de cette période.
2003 : la Murciélago fête les 40 ans de Lamborghini
Pour célébrer le 40e anniversaire de Lamborghini, une série spéciale de la Murciélago est lancée en 2003. Baptisée 40th Anniversary, elle est limitée à seulement 50 exemplaires. Sa principale particularité est sa couleur Verde Artemis, un vert spécifique particulièrement reconnaissable.
La série bénéficie également de plusieurs éléments distinctifs, notamment des finitions spécifiques et une plaque identifiant chaque exemplaire. Lamborghini confirme officiellement la production limitée à 50 voitures.
2004 : la Murciélago Roadster
La Murciélago n’est rapidement plus uniquement disponible en coupé. Lamborghini présente une version Roadster, qui abandonne le toit fixe pour proposer une expérience encore plus spectaculaire. Mais il ne s’agit pas d’un simple coupé dont on aurait retiré le toit.
La structure arrière et plusieurs éléments de carrosserie sont profondément adaptés afin de conserver la rigidité nécessaire. La Roadster conserve le V12 6,2 litres de 580 ch et la transmission intégrale.
Son toit souple amovible est d’ailleurs assez particulier. La Murciélago Roadster n’a jamais été pensée comme une voiture destinée à multiplier les kilomètres sous la pluie : elle reste avant tout une supercar extrême dont la priorité est le plaisir et le spectacle.

Superbe jante de la Lamborghini Murciélago. Crédit photo : Lamborghini©
2006 : la révolution LP 640
La véritable évolution de la Murciélago intervient en 2006 avec la présentation de la Murciélago LP 640-4 au salon de Genève. Cette fois, Lamborghini ne se contente pas d’une modification esthétique.
Le moteur passe de 6,2 à 6,5 litres et la puissance atteint 640 ch. Le nom LP 640 est directement lié à la configuration mécanique :
LP = Longitudinale Posteriore
Le moteur est donc installé longitudinalement à l’arrière de l’habitacle.
640 = 640 ch
La transmission intégrale est toujours présente, d’où la désignation LP 640-4.
Lamborghini indique que la LP 640 reçoit des évolutions importantes concernant le moteur, les suspensions, la boîte de vitesses, l’échappement, les freins, l’électronique ainsi que le design intérieur et extérieur.
Les caractéristiques de la LP 640
| Caractéristique | Lamborghini Murciélago LP 640-4 |
|---|---|
| Moteur | V12 atmosphérique |
| Cylindrée | 6 496 cm³ |
| Puissance | 640 ch |
| Transmission | Intégrale |
| Boîte de vitesses | Manuelle 6 rapports / E-Gear |
| 0 à 100 km/h | Environ 3,4 secondes |
| Vitesse maximale | Environ 340 km/h |
| Réservoir | 100 litres |
| Nombre de places | 2 |
La LP 640 devient ainsi l’une des supercars les plus rapides de son époque.
Lamborghini Muciélago Roadster modèle 2004 – crédit photos : Lamborghini©
Une évolution esthétique très visible
La LP 640 se distingue immédiatement de la première Murciélago. L’avant est redessiné avec des prises d’air plus agressives. L’arrière reçoit notamment un nouvel échappement central très imposant.
Les feux arrière et plusieurs éléments aérodynamiques évoluent également. L’intérieur bénéficie lui aussi d’améliorations. Mais Lamborghini ne cherche pas à transformer complètement la voiture : la LP 640 reste immédiatement identifiable comme une Murciélago. C’est davantage une évolution en profondeur qu’un véritable nouveau modèle.
La boîte E-Gear
La Murciélago est également disponible avec la boîte robotisée E-Gear. Cette transmission à six rapports permet de changer les rapports grâce à des commandes au volant.
À l’époque, elle répond à une tendance qui se généralise dans le monde des supercars : proposer une transmission robotisée permettant des changements de rapports très rapides sans embrayage traditionnel commandé par le conducteur.
Mais la boîte manuelle à six rapports reste disponible. Et c’est un détail devenu particulièrement intéressant avec le recul : les Murciélago équipées d’une véritable boîte manuelle sont aujourd’hui particulièrement recherchées par les amateurs de supercars analogiques.
2006 : la Murciélago Versace
Lamborghini profite également de la LP 640 pour développer une collaboration étonnante avec la maison de mode Versace. La Murciélago LP 640 Versace est produite en série très limitée.
La première série compte seulement 20 coupés, avec une répartition entre exemplaires noirs et blancs. La voiture reçoit une sellerie et des éléments intérieurs spécifiques réalisés autour de l’univers Versace.
Une version Roadster suivra également, produite à seulement 10 exemplaires.
2009 : la Murciélago LP 670-4 SuperVeloce
La dernière grande évolution de la Murciélago apparaît en 2009. Son nom résume parfaitement son ambition : Murciélago LP 670-4 SuperVeloce. La recette est simple : plus de puissance, moins de poids et davantage d’aérodynamique. Le V12 6,5 litres développe désormais 670 ch.
Mais Lamborghini ne se contente pas d’ajouter 30 chevaux. La voiture perd environ 100 kg par rapport à la LP 640 grâce notamment à l’utilisation plus importante de matériaux légers. Les sièges utilisent par exemple des coques en fibre de carbone.
Lamborghini annonce :
- V12 6,5 litres
- 670 ch
- Transmission intégrale
- Environ 100 kg de moins
- 0 à 100 km/h en 3,2 secondes
- Vitesse maximale jusqu’à 342 km/h selon la configuration aérodynamique.
- Un aileron qui change tout
- La LP 670-4 SV peut recevoir différents réglages aérodynamiques, notamment un grand aileron arrière.
- Avec l’option aérodynamique adaptée, Lamborghini privilégie la stabilité à très haute vitesse plutôt que la vitesse de pointe absolue.
- La voiture devient beaucoup plus radicale.
- Les prises d’air en fibre de carbone, les éléments aérodynamiques redessinés, les roues spécifiques et l’intérieur allégé lui donnent une personnalité très différente de la Murciélago originale.
- C’est véritablement la version ultime du modèle.
Une production finalement beaucoup plus exclusive que la Diablo
- La Murciélago a été produite de 2001 à 2010.
- Lamborghini indique une production totale de 4 099 exemplaires.
- La production s’arrête officiellement le 5 novembre 2010, avec le dernier exemplaire sorti de l’usine de Sant’Agata Bolognese.
- Ce chiffre est particulièrement intéressant lorsqu’on le compare à celui de modèles Lamborghini plus récents.
- La Murciélago est restée une voiture relativement rare, surtout lorsqu’on la compare aux volumes de production de la Gallardo, beaucoup plus accessible dans la gamme Lamborghini.
- Elle a existé pendant près de dix ans, mais avec des volumes annuels relativement faibles.
Lamborghini Muciélago LP640 modèle 2006 – crédit photos : Lamborghini©
Les principales versions de la Murciélago
| Année | Version | Moteur | Puissance | Particularité |
|---|---|---|---|---|
| 2001-2006 | Murciélago | V12 6,2 L | 580 ch | Version originale |
| 2003 | 40th Anniversary | V12 6,2 L | 580 ch | 50 exemplaires |
| 2004-2006 | Roadster | V12 6,2 L | 580 ch | Version découverte |
| 2006-2010 | LP 640-4 | V12 6,5 L | 640 ch | Nouvelle génération |
| 2006 | LP 640 Versace | V12 6,5 L | 640 ch | Série limitée |
| 2008 | LP 640 Versace Roadster | V12 6,5 L | 640 ch | 10 exemplaires |
| 2009-2010 | LP 650-4 Roadster | V12 6,5 L | 650 ch | 50 exemplaires |
| 2009-2010 | LP 670-4 SV | V12 6,5 L | 670 ch | Version ultime |
| 2010 | LP 670-4 SV China Edition | V12 6,5 L | 670 ch | 10 exemplaires |
Lamborghini confirme notamment les séries 40th Anniversary, Versace et China Limited Edition dans son historique officiel.
La très rare LP 650-4 Roadster
La LP 650-4 Roadster mérite une mention particulière. Présentée vers la fin de la carrière du modèle, elle reçoit une évolution du V12 6,5 litres développant 650 ch. Elle est reconnaissable à sa combinaison Grigio Telesto et Arancio LP 650-4, avec notamment des éléments orange sur les bas de caisse et le spoiler avant.
Seulement 50 exemplaires sont produits. Lamborghini annonce 3,4 secondes pour atteindre 100 km/h et 330 km/h en vitesse maximale.
La Murciélago contre ses rivales
Au début des années 2000, la Murciélago évolue dans un univers extrêmement fermé : celui des très grandes supercars européennes. Parmi ses concurrentes directes ou proches, on retrouve notamment :
Ferrari 575M Maranello
La Ferrari 575M constitue l’une de ses rivales naturelles au début de sa carrière. Elle propose elle aussi un V12 atmosphérique et une vitesse de pointe très élevée, mais avec une philosophie différente.
La Ferrari est davantage une GT sportive, tandis que la Lamborghini assume une approche plus spectaculaire et radicale.

Ferrari 575M Maranello de 2002. Crédit photo : Ferrari©
Ferrari 599 GTB Fiorano
Lorsque la LP 640 arrive, la Ferrari 599 GTB devient l’une de ses principales concurrentes en matière de performances. Avec son V12 avant de plus de 600 ch, elle propose une philosophie différente mais des performances du même ordre.

Ferrari 599 GTB Fiorano de 2006. Crédit photo : Ferrari©
Porsche Carrera GT
La Porsche Carrera GT joue dans une catégorie encore plus radicale. Son V10 atmosphérique, sa boîte manuelle et son architecture très proche de la compétition en font une concurrente particulièrement prestigieuse.
Mais la philosophie est différente : Porsche mise énormément sur la légèreté et la précision, tandis que Lamborghini privilégie davantage le spectacle et la transmission intégrale.

Porsche Carrera GT de 2007. Crédit photo : Porsche©
Mercedes-Benz SLR McLaren
La SLR représente également une alternative à la Murciélago. Elle utilise un V8 compressé et une architecture très différente, avec un positionnement davantage GT.

Mercedes-Benz SLR McLaren de 2004. Crédit photo : Mercedes©
Pagani Zonda
La Pagani Zonda constitue enfin une concurrente plus artisanale. Comme la Murciélago, elle associe un moteur spectaculaire à une carrosserie extrêmement démonstrative, mais Pagani pousse beaucoup plus loin l’approche artisanale et l’utilisation du carbone.

Pagani-Zonda F de 2005. Crédit photo : Pagani©
Une supercar encore très analogique
C’est probablement l’une des caractéristiques les plus intéressantes de la Murciélago aujourd’hui. Elle appartient à une période charnière de l’automobile. Les aides électroniques existent déjà, mais la voiture reste encore très mécanique dans sa philosophie :
Pas d’hybridation.
Pas de turbo.
Pas de downsizing.
Pas de moteur électrique.
Pas de boîte à double embrayage.
Et surtout, un énorme V12 atmosphérique de 6,2 ou 6,5 litres placé derrière les occupants.
La Murciélago représente ainsi l’une des dernières générations de supercars développées autour de cette philosophie.
Le V12, véritable cœur de la Murciélago
Le moteur est sans doute la caractéristique la plus importante de la voiture. La Murciélago utilise une évolution du V12 Lamborghini historique. Avec la première version, le constructeur atteint 580 ch. Puis 640 ch, 650 ch et enfin : 670 chevaux.
La progression est spectaculaire. Et contrairement à de nombreux moteurs modernes, cette augmentation de puissance ne passe pas par la suralimentation. Le V12 reste atmosphérique. La montée dans les tours, la sonorité et la réponse immédiate à l’accélérateur constituent donc une part essentielle de l’expérience.
Lamborghini décrit elle-même la Murciélago comme une étape majeure dans l’évolution de son V12, depuis les 580 ch de 2001 jusqu’aux 670 ch de la SV
La Murciélago au cinéma
La carrière de la Murciélago ne s’est pas limitée aux concessions Lamborghini. Elle est notamment devenue célèbre auprès du grand public grâce au cinéma. En 2005, une Murciélago Roadster noire apparaît dans Batman Begins, comme voiture de Bruce Wayne.
La Murciélago revient également dans The Dark Knight, cette fois sous la forme d’une LP 640. Lamborghini rappelle officiellement son apparition dans ces deux films. Cette présence contribue à renforcer l’image de la Murciélago comme voiture associée au luxe, au pouvoir et au spectacle.
Un record impressionnant à Nardò
La Murciélago a également démontré ses capacités à très haute vitesse. En février 2002, une Murciélago pilotée par Giorgio Sanna établit à Nardò un record de vitesse pour une voiture de production, avec une moyenne de 325,98 km/h sur le tour le plus rapide. La voiture parcourt également 305,048 km en une heure. Ces performances illustrent les capacités du V12 et de l’aérodynamique de la Murciélago dès le début de sa carrière.
2010 : la fin d’une époque
Après presque dix années de carrière, la Murciélago tire finalement sa révérence en novembre 2010. Son remplacement est déjà en préparation. Lamborghini dévoile l’Aventador au salon de Genève 2011.
La transition est symbolique : la Murciélago représente encore largement l’ancienne philosophie Lamborghini, tandis que l’Aventador inaugure une nouvelle génération technologique. La Murciélago laisse donc derrière elle un héritage considérable.
Murciélago : les chiffres clés
Production : 2001-2010
Nombre total : 4 099 exemplaires
Moteur : V12 atmosphérique
Cylindrée : 6,2 puis 6,5 litres
Puissance : de 580 à 670 ch
Transmission : intégrale
Boîte : manuelle 6 rapports ou E-Gear
Architecture : moteur central arrière longitudinal
Places : 2
Carrosseries : coupé et Roadster
Designer : Luc Donckerwolke
Succède à : Lamborghini Diablo
Remplacée par : Lamborghini Aventador
Version ultime : LP 670-4 SuperVeloce
Vitesse maximale de la SV : jusqu’à 342 km/h
0-100 km/h de la SV : 3,2 secondes
La Murciélago, dernière représentante d’une Lamborghini à l’ancienne
La Murciélago occupe une place particulière dans l’histoire de Lamborghini. Elle est à la fois la première grande Lamborghini de l’ère Audi et l’une des dernières à conserver une architecture profondément fidèle à la philosophie historique de la marque.
Elle possède les ingrédients qui ont construit la réputation de Lamborghini : une silhouette spectaculaire, des portes en élytre, une position de conduite très basse, une transmission intégrale et surtout un V12 atmosphérique gigantesque.
Mais elle constitue aussi un pont entre deux générations. D’un côté, elle conserve l’esprit des Countach et Diablo. De l’autre, elle inaugure l’époque moderne de Lamborghini, celle qui conduira ensuite à l’Aventador, à la Huracán puis aux modèles de plus en plus sophistiqués technologiquement.
La LP 670-4 SuperVeloce représente finalement l’aboutissement de cette évolution : 670 ch, 6,5 litres, quatre roues motrices, environ 100 kg de moins et plus de 340 km/h.
La Murciélago disparaît en 2010, mais son moteur V12 poursuivra encore sa carrière avec l’Aventador pendant plus d’une décennie.
C’est peut-être ce qui résume le mieux la Murciélago : elle n’était pas seulement la remplaçante de la Diablo. Elle était le dernier grand chapitre d’une certaine idée de la Lamborghini.
Crédit photos : Lamborghini©

Créateur de Monsieur Vintage, Philippe est un passionné de belles mécaniques, de voyages et d’objets qui ont une âme. À travers son regard, chaque moto, voiture ou destination raconte une histoire, dans une quête d’authenticité et d’élégance intemporelle.
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