Circuit des Remparts d’Angoulême : 87 ans d’histoire, de vitesse et d’élégance
Le 2 juillet 1939, Angoulême entrait dans la grande histoire du sport automobile. Ce jour-là se tenait la toute première édition du Circuit des Remparts, une épreuve urbaine appelée à devenir l’un des rendez-vous les plus singuliers de l’automobile ancienne en France. Quatre-vingt-sept ans plus tard, la magie opère toujours : mêmes rues, mêmes remparts, même émotion lorsque les mécaniques historiques reprennent vie au cœur de la cité charentaise.
Dès sa naissance, l’épreuve affiche une ambition rare. La première édition réunit déjà de grands noms du volant, parmi lesquels Raymond Sommer, Maurice Trintignant et Jean-Pierre Wimille, ainsi que des marques devenues légendaires comme Bugatti, Alfa Romeo, Delahaye ou Maserati. Raymond Sommer, vainqueur de cette première édition le 2 juillet 1939, inscrit alors son nom en tête d’un palmarès appelé à devenir mythique.
La Seconde Guerre mondiale interrompt rapidement l’élan de l’épreuve, mais Angoulême renoue avec son circuit dès 1947 grâce à l’Automobile Club de la Charente. L’événement s’enrichit alors de courses de motocyclettes, puis de side-cars, et attire à nouveau les meilleurs pilotes. Juan Manuel Fangio, vainqueur en 1950, contribue à installer encore davantage le Circuit des Remparts dans la mémoire du sport automobile.
Ce qui rend Angoulême unique, c’est d’abord son tracé. Depuis 1939, il n’a pas changé. Long de 1 279 mètres, dessiné autour de la vieille ville et des remparts, il concentre en quelques virages toute la difficulté d’un circuit urbain : sept virages, dont quatre à angle droit et trois épingles à cheveux, avec des pentes marquées en descente comme en montée. Fangio lui-même l’aurait qualifié d’« acrobatique et curieux ».
Cette identité très forte explique la place particulière du Circuit des Remparts. Il ne s’agit pas seulement d’une course : c’est un événement patrimonial. Les voitures anciennes ne sont pas exposées à distance, elles reprennent possession de la ville. Les spectateurs les voient dans les rues, sur les rallyes, dans les concours, puis en action sur le circuit fermé. L’épreuve mêle ainsi compétition, élégance, mémoire automobile et fête populaire.
Après une longue interruption, le rendez-vous retrouve progressivement son souffle à partir de 1978, avant une réhomologation en 1983 qui permet au circuit d’accueillir de vraies courses pour la première fois depuis 1955. Cette renaissance fixe les bases de la formule actuelle : des plateaux historiques, des marques prestigieuses, des pilotes passionnés et une atmosphère à part, entre paddock vivant et décor de carte postale.
La prochaine édition se tiendra les 18, 19 et 20 septembre 2026. Il s’agira de la 54e édition du Circuit des Remparts d’Angoulême, avec un programme fidèle à l’esprit de l’événement : concours d’élégance, concours d’état, rallyes touristiques, expositions, courses FFSA et démonstrations.
Le dimanche 20 septembre 2026 constituera le cœur sportif du week-end. Neuf plateaux sont annoncés, avec notamment les Bugatti Grand Prix du plateau Marc Nicolosi, les MG d’avant-guerre du plateau Earl of March, les Riley et voitures d’avant-guerre, les Racer 500 et F3, ainsi que plusieurs plateaux GT et GTS. Deux démonstrations compléteront le programme, autour de la Formule de France et des tricyclecars.
L’édition 2026 mettra aussi en lumière Lorraine-Dietrich, à l’occasion du centenaire de son triplé historique aux 24 Heures du Mans 1926. Une quinzaine de véhicules de la marque seront présentés, notamment dans les Jardins de l’Hôtel de Ville d’Angoulême, avec une exposition dédiée au Musée d’Angoulême à partir du 17 septembre.
Quatre-vingt-sept ans après le premier départ, le Circuit des Remparts reste donc bien plus qu’un souvenir. Il est l’un de ces rares événements capables de faire dialoguer l’histoire et le présent, la ville et la mécanique, la performance et l’élégance. À Angoulême, les voitures anciennes ne dorment pas dans les musées : elles roulent encore, elles grondent, elles tournent autour des remparts et elles rappellent que le patrimoine automobile est aussi une émotion vivante.

Créateur de MonsieurVintage, Philippe est un passionné de belles mécaniques, de voyages et d’objets qui ont une âme. À travers son regard, chaque moto, voiture ou destination raconte une histoire, dans une quête d’authenticité et d’élégance intemporelle.
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Bonjour Jean-Michel, nous n'avons pas réalisé d'essai route sur ce modèle.
Excellent sketch des Inconnus Coco, avec cette parodie du monde de la pub, c'est vrai : )
Je ne connaissais ce "sketch" des Inconnus ... genial "il faut forget,"few minutes", "c'est super good vachement bien" . Et…
J adore !
Bonjour, Ce modèle étant toujours indisponible en concession, pour des raisons semble-t-il de surconsommation d’huile détectée sur ce moteur, comment…