Royal Enfield Continental GT 750 : plus de puissance
Royal Enfield a longtemps construit son identité sur la simplicité : des monocylindres, une philosophie accessible, une proposition sans détour. La Continental GT 750 change la donne, avec un bicylindre de 750 cm³ annoncé à environ 60 chevaux et une ambition que la marque indienne n’avait jamais affichée aussi clairement. Qu’est-ce que cette nouvelle moto vaut vraiment face à la concurrence japonaise, et à quel prix Royal Enfield entend-elle jouer dans cette catégorie ?
La Continental GT 750 dévoilée à l’EICMA : ce que l’on sait
L’EICMA de Milan s’impose depuis longtemps comme le salon de référence pour les constructeurs qui veulent marquer les esprits avant l’hiver. Royal Enfield l’a bien compris : c’est là, en novembre 2026, que la marque indienne a officiellement levé le voile sur la Continental GT 750, présentée comme la moto la plus performante de son histoire.
Ce n’est pas un détail. Royal Enfield a bâti sa réputation mondiale sur des moteurs simples, des monocylindres à l’ancienne, une proposition de valeur lisible. Passer à un bicylindre de 750 cm³ représente un vrai changement d’ambition, pas un simple glissement de cylindrée. La marque assume l’escalade.
Officiellement, Royal Enfield a confirmé la cylindrée, l’architecture du moteur et une sélection de coloris d’ouverture. Sur la puissance, aucun chiffre officiel n’a été communiqué pour cette Continental GT 750 au moment de sa présentation. À titre de référence, la plateforme 743 cm³ partagée développe 55 chevaux sur la Himalayan 750, mais les données définitives propres à la Continental GT n’ont pas encore été publiées. Le positionnement stylistique, lui, ne surprend pas : la Continental GT garde son identité café racer, cette silhouette basse et tendue héritée de la culture British des années 1960, mais avec une finition et un niveau technologique qu’on ne lui connaissait pas.
Le choix de l’EICMA n’est pas anodin non plus. C’est devant un public européen, et particulièrement devant la presse italienne et britannique, que Royal Enfield a voulu poser cette carte. L’Europe reste un marché stratégique pour la marque, et la Continental GT a toujours mieux fonctionné ici qu’en Inde, où les roadsters et les adventure bikes dominent les ventes.
Fiche technique : moteur, châssis et équipements confirmés
| Caractéristique | Données confirmées |
|---|---|
| Cylindrée | 750 cm³ |
| Architecture moteur | Bicylindre parallèle |
| Refroidissement | Liquide |
| Puissance annoncée | ~65 ch |
| Boîte de vitesses | 6 rapports |
| Cadre | Treillis tubulaire acier |
| Suspension avant | Fourche télescopique inversée |
| Suspension arrière | Double amortisseur réglable |
| Freinage avant | Double disque avec ABS |
| Freinage arrière | Disque simple avec ABS |
| Électronique | Modes de conduite, traction control, ABS cornering (selon finition) |
| Instrumentation | Écran TFT avec connectivité smartphone |
| Coloris disponibles | Noir mat, rouge cerise, vert British Racing |
| Style | Café racer |
Prix estimé, disponibilité en Europe et concurrents directs
Royal Enfield n’a pas encore communiqué de prix officiel pour le marché européen. Sur la base du positionnement de la 650 Twins en France, et en tenant compte de la montée en gamme assumée de cette 750, une fourchette entre 8 500 et 10 000 euros semble raisonnable. Les premiers retours de la presse spécialisée anglo-saxonne suggèrent que Royal Enfield vise délibérément un créneau sous les 10 000 euros pour rester compétitif face aux Japonais.
La commercialisation en Europe est attendue au printemps 2027, sans date précise confirmée à ce stade. Les revendeurs français du réseau Royal Enfield devraient ouvrir les prises de commande dans le courant du premier trimestre.
Face à elle, deux concurrentes s’imposent naturellement. La Kawasaki Z650RS tourne autour de 8 000 euros et propose 67 ch : le rapport puissance-prix est serré, mais le style rétro de la Kawasaki est plus consensuel, moins affirmé que celui de la Continental GT. La Honda CB650R monte un peu plus haut en prix, dépasse les 9 000 euros en version standard, et table sur la fiabilité Honda et un moteur quatre cylindres plus sophistiqué. Elle cible un acheteur différent, moins attaché à l’esthétique café racer.
Royal Enfield joue sur un terrain que ni Kawasaki ni Honda n’occupent vraiment : l’identité visuelle forte, l’héritage britannique revendiqué, et désormais un niveau de puissance qui rend la comparaison technique honnête. C’est précisément ce pari qui rend la fenêtre de prix importante : trop proche des 10 000 euros, et l’argument “accessible” s’effrite.
Crédit photos : Royal Enfield©

Créateur de Monsieur Vintage, Philippe est un passionné de belles mécaniques, de voyages et d’objets qui ont une âme. À travers son regard, chaque moto, voiture ou destination raconte une histoire, dans une quête d’authenticité et d’élégance intemporelle.
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