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Il suffit parfois d’une collection pour rappeler que la mode de plage n’a pas toujours été cette affaire de maillots interchangeables, de coupes sages et de vêtements techniques sans âme. Avec Roxy x Miaou SS26, le surfwear retrouve un peu de ce panache qu’il avait lorsqu’il flirtait encore avec les magazines de mode, les photos argentiques, les plages californiennes et les silhouettes solaires des années 70, 80 et 90.

Roxy et Miaou n’arrivent pourtant pas du même endroit. Roxy est née du surf, avec cette culture de l’océan, de la liberté et du mouvement qui accompagne la marque depuis 1990. Miaou, fondée par Alexia Elkaim, vient d’un autre rivage : celui d’une mode féminine, ajustée, sensuelle, très attentive aux coupes et aux courbes. La rencontre aurait pu être artificielle. Elle fonctionne justement parce qu’elle repose sur un vrai terrain commun : le corps, l’été, l’allure, et cette manière de porter un vêtement comme une attitude.

Cette capsule SS26 ne cherche pas à déguiser la plage en podium. Elle fait mieux : elle ramène le glamour dans le vestiaire balnéaire, sans renier l’énergie du surf. On y trouve des maillots de bain, du prêt-à-porter, des chaussures, des imprimés tropicaux, du bleu marine, du jaune citron, des mini-jupes, des bustiers, des bikinis à nouer et une sandale compensée qui assume franchement son parfum rétro.

Une collaboration entre deux visions de la féminité

La force de Roxy x Miaou tient d’abord dans l’équilibre entre deux univers. Roxy porte l’héritage de la plage, des sports de glisse, des femmes qui vivent dehors, au contact de l’eau, du vent et de la lumière. Miaou, elle, travaille depuis ses débuts une féminité plus urbaine, plus mode, très construite autour de la silhouette.

Dans cette collection, aucune des deux marques ne prend le dessus. Roxy apporte l’ADN surf, Miaou apporte la coupe, la sensualité et cette lecture vintage qui donne du caractère aux pièces. Le résultat n’est pas une simple capsule siglée, mais une vraie proposition de style : une garde-robe d’été pensée pour passer du sable à la ville, du bord de mer à la terrasse, du maillot au look complet.

Cette idée de transition est importante. Les pièces ne sont pas seulement faites pour être portées dans l’eau ou autour d’une piscine. Elles racontent une journée entière, du matin au coucher du soleil, avec cette décontraction travaillée qui fait souvent les meilleurs vêtements d’été.

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Le charme rétro des mini-jupes, bustiers et bikinis à nouer

Ce qui frappe dans Roxy x Miaou SS26, c’est son vocabulaire visuel. La collection réactive plusieurs grands classiques de la mode féminine vintage : la mini-jupe, le haut bustier, le bikini à nouer, le débardeur ajusté, le short court, la sandale compensée. Des pièces simples en apparence, mais chargées d’imaginaire.

La jupe Elektra, revisitée en maille bleu marine, s’inscrit pleinement dans cette veine. Elle évoque les silhouettes de plage que l’on croisait dans les catalogues des années 70 ou sur les photos de vacances des années 90 : courte, graphique, facile à porter, mais jamais anodine. Associée au haut Serena et à ses bretelles asymétriques, elle gagne une touche plus contemporaine, presque architecturale.

Miaou sait très bien jouer avec ce genre de tension. La marque ne copie pas le passé. Elle reprend des formes connues, les ajuste au goût actuel, les rend plus nettes, plus désirables, plus conscientes d’elles-mêmes. C’est précisément ce qui donne à cette collaboration son charme : elle regarde en arrière, mais elle ne s’y enferme pas.

Bleu marine et jaune citron : une palette vintage très bord de mer

La première famille de pièces repose sur une palette à la fois simple et très efficace : bleu marine, jaune citron et passepoils blancs. Ce trio de couleurs a quelque chose d’évidemment balnéaire. Le bleu marine rappelle l’océan, les clubs nautiques, les shorts de surf, les maillots sportifs. Le jaune citron apporte une énergie solaire, presque pop. Le blanc, lui, souligne les contours et renforce l’effet graphique.

On retrouve ici un vrai parfum de surfwear vintage. Pas celui des combinaisons techniques ou des logos massifs, mais celui des vêtements de plage des années 70 et 80, quand le sport commençait à devenir style. Les passepoils contrastants évoquent les anciens maillots, les tenues de tennis, les débardeurs ajustés, les shorts portés taille haute ou près du corps.

Le débardeur Jinx et le short Blake incarnent bien cette énergie. Leur jaune citron, relevé d’empiècements bleu marine foncé, donne une allure fraîche, sportive, presque espiègle. Ce sont des pièces pensées pour bouger, mais aussi pour être vues. Un mélange très Roxy dans l’esprit, très Miaou dans la coupe.

L’imprimé Wave, entre rêve californien et sensualité balnéaire

Autre grande direction de la collection : l’imprimé Wave. Plus doux, plus rêveur, plus pictural, il installe immédiatement une autre ambiance. Ses bleus profonds, ses motifs tropicaux et ses références à l’océan lui donnent une dimension presque cinématographique.

Sur le haut Cassie, inspiré du bustier, avec fermeture boutonnée sur le devant et liens à nouer derrière la nuque, l’imprimé prend une tournure très rétro. On pense à ces hauts d’été que l’on aurait pu porter avec une jupe courte, un jean clair ou un pantalon fluide, quelque part entre une plage de Malibu et une soirée en bord de mer. La pièce évoque autant le maillot que le vêtement de vacances, ce qui la rend beaucoup plus intéressante.

Décliné aussi sur la jupe Elektra, l’imprimé Wave accompagne la ligne du corps sans la figer. Il y a là une sensualité assez naturelle, moins tapageuse qu’elle n’y paraît. La vague devient motif, mais aussi mouvement. C’est une belle manière de faire dialoguer l’univers de Roxy avec la grammaire de Miaou.

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Le bikini Kauai ou le retour d’un maillot très 90s

Dans l’eau, le bikini Kauai résume l’esprit de la capsule. Minimaliste, à nouer, pensé pour épouser les formes, il s’inscrit dans la grande tradition du bikini estival. Pas de surenchère, pas de construction inutile. Juste une silhouette, des liens, un imprimé, et cette impression de liberté qui faisait le charme des maillots de bain d’avant.

Disponible en imprimé Wave et en version hawaïenne bleu marine et citron vert, le bikini joue sur deux registres. Le premier évoque la profondeur de l’océan, les fleurs tropicales, une féminité plus douce. Le second est plus graphique, plus pop, plus proche d’un imaginaire surf californien.

Le bas Cayce en Blue Hawaiian, le t-shirt Frankie à imprimé Warped Dot et le mini-t-shirt à imprimé Wave prolongent cette logique. La collection ne s’arrête pas au maillot. Elle construit une silhouette complète, comme si chaque pièce pouvait entrer dans un album de vacances idéal, entre plage, route côtière et soirée d’été.

La Maui Heel, sandale compensée au goût des années 70

La pièce la plus ouvertement vintage de la collection est sans doute la Maui Heel. Cette sandale à lanières, sculptée dans de la résine et montée sur un talon compensé, coche tous les codes d’une chaussure estivale rétro. Elle rappelle les années 70, les robes fluides, les pantalons évasés, les terrasses au coucher du soleil, mais aussi une certaine idée du glamour de plage.

Le talon compensé a toujours eu cet avantage : il donne de la hauteur sans casser la décontraction. Il allonge la jambe, affirme la silhouette, tout en gardant un lien avec l’été et la légèreté. Proposée en bleu marine ou en imprimé hawaïen, la Maui Heel devient plus qu’un accessoire. C’est une pièce de caractère, presque un manifeste.

Elle dit beaucoup de l’intention de Miaou dans cette collaboration. Même lorsqu’elle s’approche du surfwear, la marque garde son goût pour les détails féminins, les références rétro et les pièces qui changent immédiatement l’allure.

Malibu, décor parfait pour une collection solaire

La campagne a été réalisée à Paradise Cove, à Malibu. Le choix du lieu semble évident, mais il fonctionne parce qu’il ne se limite pas au cliché. Malibu, ce n’est pas seulement une plage connue. C’est un imaginaire complet : le surf, la Californie, le cinéma, les fins de journée dorées, les maisons ouvertes sur l’océan, les corps hâlés, les souvenirs d’été.

Les images de la campagne alternent entre lumière chaude de golden hour et noir et blanc plus intime. Ce contraste renforce l’influence vintage de la collection. La golden hour donne une douceur solaire, presque nostalgique. Le noir et blanc, lui, ajoute une dimension intemporelle, comme si certaines images auraient pu être prises il y a trente ans.

C’est exactement ce que cette capsule réussit à produire : une impression de déjà-vu, mais avec un regard neuf. On reconnaît des codes anciens, mais on les redécouvre dans des coupes et des associations actuelles.

Une capsule pour celles qui veulent plus qu’un simple maillot

Roxy x Miaou SS26 s’adresse à celles qui aiment la plage, mais refusent les vêtements anonymes. À celles qui voient dans un bikini autre chose qu’une pièce utilitaire. À celles qui aiment les mini-jupes, les imprimés, les sandales compensées, les couleurs franches, les références rétro et les vêtements qui racontent quelque chose.

La collection réussit parce qu’elle ne force pas son propos. Elle est féminine sans être figée, vintage sans être costumée, surf sans être trop technique. Elle capte une humeur : celle d’un été libre, sensuel, graphique, un peu nostalgique, mais bien ancré dans le présent.

Disponible depuis le 17 juin sur roxy.com, miaou.com et chez certains revendeurs sélectionnés, Roxy x Miaou SS26 a tout d’une capsule pensée pour celles qui veulent porter un morceau de Malibu, une vague de vintage et une vraie attitude de plage.

Crédit photos : roxy©
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