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La Mercedes Classe G 2026 marque un tournant inédit dans l’histoire d’un véhicule qui a traversé cinq décennies sans jamais céder sur son identité : pour la première fois, elle devient une véritable famille, avec des motorisations thermiques, électriques et, bientôt, un format compact. Face à une offre aussi élargie, le choix entre les versions n’a rien d’évident, et les informations disponibles restent souvent éparpillées ou contradictoires. Quelle version correspond à quel usage, quels sont les prix réels, et que vaut concrètement le G 580 EQ face aux motorisations thermiques historiques ? Ce sont précisément ces questions que ce guide s’attache à résoudre.

Pourquoi la Classe G 2026 mérite une lecture attentive

En cherchant des informations sur la Classe G 2026, on tombe rapidement sur un mur de confusion. Un article traite du G 580 EQ et de ses performances électriques, un autre s’attarde sur le futur Baby G et son gabarit réduit, un troisième liste les spécifications du bloc thermique sans mentionner les alternatives. Le résultat : un acheteur sérieux doit ouvrir une dizaine d’onglets, recouper des données contradictoires et tenter de reconstituer lui-même une image cohérente d’une gamme qui, justement, n’a jamais été aussi large.

C’est précisément là que réside le changement fondamental de cette génération. La Classe G 2026 n’est plus un modèle unique décliné en quelques finitions. C’est désormais une famille complète, structurée autour de trois motorisations distinctes (thermique, hybride rechargeable et tout électrique) et, pour la première fois de son histoire, d’un format physiquement plus compact. Choisir entre ces versions demande une compréhension précise de leurs différences réelles, pas seulement de leurs étiquettes marketing.

La G-Class a toujours incarné une forme d’absolutisme dans le monde du 4×4 de luxe. Née comme véhicule militaire au début des années 1970, elle a traversé les décennies sans jamais trahir sa silhouette carrée ni sa réputation d’indestructibilité. Aujourd’hui, Mercedes lui demande quelque chose d’inédit : évoluer vers une gamme plurielle tout en préservant cette identité. C’est un exercice d’équilibre rare, et comprendre comment la marque l’a résolu est essentiel avant de sortir le carnet de commande.

Ce guide a été conçu pour répondre à une intention simple : tout regrouper en un seul endroit. Vous trouverez ici les caractéristiques de chaque version disponible ou annoncée, les différences concrètes entre les motorisations, les prix connus, les dates de commercialisation et les points de vigilance propres à chaque profil d’acheteur. Que vous envisagiez la Classe G pour une utilisation quotidienne en ville, pour des sorties hors route régulières ou pour constituer un patrimoine automobile durable, les éléments nécessaires à votre décision sont rassemblés ici, sans détour.

L’état de la gamme: toutes les versions disponibles en 2026

Version Motorisation Puissance Prix de base indicatif (France) Disponibilité
G 500 (restylé 2026) 4.0 V8 biturbo essence 476 ch À partir de 170 000 € Disponible maintenant
G 63 AMG 4.0 V8 biturbo AMG 585 ch À partir de 220 000 € Disponible maintenant
G 580 EQ Électrique, 4 moteurs (un par roue) 587 ch (432 kW) À partir de 145 000 € Disponible depuis fin 2024
Baby G (G 450 d, nom provisoire) 2.0 diesel mild-hybrid (probable) ~300 ch estimés Entre 80 000 et 100 000 € estimés Attendu fin 2026 / 2027
Version Transmission Autonomie / Consommation de référence Point distinctif
G 500 (restylé 2026) 9G-Tronic, 4MATIC intégral environ 14 l/100 km (WLTP) Châssis à essieu rigide conservé, nouvelle interface MBUX
G 63 AMG AMG Speedshift Plus 9G, 4MATIC+ environ 17 l/100 km (WLTP) Différentiels à blocage mécanique, mode drift homologué
G 580 EQ Transmission intégrale via moteurs indépendants 473 km (WLTP), batterie 116 kWh Rotation sur place (G-Turn), charge AC 11 kW / DC 200 kW
Baby G (G 450 d, nom provisoire) Boîte automatique, 4MATIC (supposé) Non communiquée à ce jour Format compact sur base MHA (nouveau), première G sans essieu rigide
Critère Meilleure option actuelle
Budget le plus accessible G 580 EQ (paradoxalement moins cher que le G 63)
Puissance maximale disponible G 580 EQ et G 63 AMG, à égalité quasi parfaite (587 ch contre 585 ch)
Usage tout-terrain exigeant G 500 ou G 63 AMG, pour l’essieu rigide et les blocages mécaniques
Usage urbain quotidien G 580 EQ, recharge à domicile, zéro émission en ville
Acheteur attendant un format plus compact Baby G, à surveiller pour une confirmation officielle

Le G 580 EQ: la rupture électrique au sein d’une icône

Pour beaucoup d’acheteurs attirés par la Classe G, l’annonce d’une version entièrement électrique a d’abord provoqué de la méfiance. Le raisonnement était simple: un véhicule de 3,1 tonnes, conçu pour escalader des pistes cahoteuses, pouvait-il vraiment gagner quelque chose à troquant son V8 contre des batteries? L’autonomie semblait également problématique. Sur un SUV premium utilisé pour de longs trajets ou des escapades hors route, une promesse WLTP de 473 kilomètres paraissait juste suffisante, sans vrai confort de marge.

Mercedes a répondu à ces doutes de façon assez directe, en n’essayant pas de faire oublier le caractère de la G-Class mais en amplifiant ses capacités. Le G 580 EQ repose sur quatre moteurs électriques indépendants, un par roue, ce qui autorise un torque vectoring d’une précision impossible à atteindre avec un groupe motopropulseur thermique conventionnel. Chaque roue peut recevoir, réduire ou même inverser son couple de façon instantanée. En pratique, cela permet une manoeuvre baptisée G-Turn: le véhicule pivote sur lui-même comme un char d’assaut, les roues gauches et droites tournant en sens opposés. C’est spectaculaire, mais aussi fonctionnellement utile dans des passages étroits en tout-terrain.

La batterie de 116 kWh brut autorise une recharge en courant continu jusqu’à 200 kW, ce qui ramène la charge de 10 à 80 % en environ 32 minutes. L’accélération de 0 à 100 km/h est abattue en 4,7 secondes, chiffre qui nuance largement l’image d’un mastodonte lent et lourd. Les angles d’attaque, de fuite et de rampe restent identiques à ceux du G thermique: 31, 30,9 et 26 degrés respectivement. La profondeur de gué atteint 85 centimètres.

Les premiers essais presse ont globalement confirmé que l’expérience off-road n’est pas sacrifiée. Les journalistes de Autocar et de L’Argus ont souligné la réactivité du torque vectoring sur terrain meuble, tout en notant que l’autonomie réelle chute sensiblement en usage tout-terrain intensif, autour de 300 kilomètres. Ce n’est pas un défaut caché: c’est simplement la réalité physique d’un engin aussi massif sollicité à fond. Pour un usage mixte route et pistes occasionnelles, le G 580 EQ tient ses promesses.

Baby G: ce que le G 450 d change pour les acheteurs urbains

Le G 450 d répond à une demande précise: celle d’acheteurs séduits par l’esthétique carrée et l’aura de la Classe G, mais qui jugent le gabarit actuel incompatible avec leur quotidien. Un résident parisien cherchant à se garer rue de Bretagne, un citadin milanais ou bruxellois naviguant dans des ruelles étroites, voilà le profil type que Mercedes cible avec ce format réduit.

Sur le plan des dimensions, le Baby G devrait afficher une longueur comprise entre 4,30 et 4,50 mètres, soit environ 30 à 40 centimètres de moins que le G pleine taille. Un écart qui change tout au quotidien: manoeuvres facilitées, stationnement en ville redevenu raisonnable, consommation en baisse. Mercedes conserve pourtant les codes visuels fondamentaux, notamment les poignées de portes chromées appliquées, les feux ronds et la silhouette à angles francs qui définissent l’identité de la gamme depuis des décennies.

Côté motorisation, deux blocs sont attendus au lancement. Un diesel quatre cylindres de 2,0 litres développant environ 220 chevaux, idéal pour les longs trajets autoroutiers et les familles qui roulent beaucoup. Et une version mild-hybrid 48 volts couplée à ce même bloc, permettant de récupérer légèrement de l’énergie au freinage et de réduire les émissions en usage urbain. Une motorisation hybride rechargeable viendrait compléter la gamme dans un second temps, selon les premières informations circulant en Europe. Aucune confirmation officielle de Mercedes sur ce dernier point à date de parution.

Le prix attendu se situe autour de 70 000 à 80 000 euros pour l’entrée de gamme, ce qui positionne le G 450 d bien en dessous du G 500 actuel tout en restant au-dessus d’un GLE ou d’un GLC. Un positionnement délibéré pour préserver l’exclusivité du nom.

Les compromis sont réels. La capacité de franchissement en tout-terrain sera moindre, les angles d’attaque et de fuite moins favorables que sur le grand format. Pour un usage mixte ville et routes secondaires, cela reste marginal. Mais pour qui rêve d’aventures sérieuses hors asphalte, le G pleine taille reste sans équivalent dans la gamme. Le Baby G n’est pas un aventurier, c’est un citadin avec du caractère.

Quelle Classe G 2026 choisir selon son profil

  • Budget serré mais volonté d’entrer dans la gamme : le Baby G (GLB 2026 ou la version compacte attendue) représente le point d’accès le plus accessible, sans sacrifier l’ADN visuel de la Classe G. C’est le choix logique pour qui veut le prestige de l’écusson sans la facture des versions full-size.
  • Budget intermédiaire, usage majoritairement urbain : le G 450 d thermique reste la référence. Sa motorisation six cylindres offre un équilibre solide entre consommation et agrément, et ses dimensions, bien que généreuses, restent gérables au quotidien en ville. Il cible l’acheteur qui veut une Classe G à part entière sans les extrêmes du catalogue.
  • Usage mixte, longues distances régulières : le G 500 2026, avec son V8 revu et ses aides à la conduite modernisées, est taillé pour avaler les kilomètres avec une aisance que peu de SUV de cette catégorie peuvent revendiquer. L’insonorisation renforcée et le confort de suspension actualisé en font un compagnon de route sérieux.
  • Sensibilité environnementale forte, mais refus de compromis sur le plaisir de conduite : le G 580 EQ s’impose sans hésitation. Ses quatre moteurs électriques développent environ 587 ch, sa fonction G-Turn permet une rotation sur place, et son autonomie homologuée dépasse 470 km en cycle mixte. Ce n’est pas une Classe G édulcorée, c’est une Classe G réinterprétée.
  • Profil performance pure, usage circuit ou conduite sportive assumée : le G 63 AMG 2026, avec son V8 biturbo de 585 ch et ses réglages AMG spécifiques, reste la référence absolue de la gamme pour qui veut les sensations au premier plan. Il s’adresse à un acheteur qui considère le coefficient aérodynamique comme accessoire et le son du moteur comme essentiel.
  • Usage off-road sérieux, expéditions ou terrains difficiles : la combinaison G 500 ou G 63 avec les packs tout-terrain disponibles reste imbattable. Les trois blocages de différentiel mécaniques, conservés sur les versions thermiques, offrent une capacité hors route que les SUV premium concurrents ne peuvent tout simplement pas égaler.
  • Acheteur indécis entre thermique et électrique : comparer la valeur résiduelle estimée, les coûts d’usage sur cinq ans et les infrastructures de recharge disponibles sur ses trajets habituels. Le G 580 EQ affiche un prix catalogue plus élevé, mais ses coûts d’entretien réduits peuvent équilibrer la balance sur la durée.
  • Dans tous les cas, la personnalisation via les programmes Mercedes-Benz Individual ou AMG permet d’affiner chaque version selon des critères strictement personnels, des selleries aux finitions extérieures.

Sources

Les questions les plus fréquentes : Mercedes Classe G

Comment le G 580 EQ électrique parvient à réaliser une rotation sur place ?
Le G 580 EQ réalise une rotation sur place grâce à ses quatre moteurs électriques indépendants, un par roue. En faisant tourner les roues d'un côté en sens inverse de celles de l'autre côté, le véhicule pivote sur son propre axe vertical. Cette manœuvre, appelée "tank turn", se révèle utile pour se dégager de passages étroits en tout-terrain.
Pourquoi le futur modèle Baby G est pensé pour les conducteurs urbains ?
Le futur modèle "Baby G" est conçu pour la ville grâce à un gabarit plus compact, facilitant la navigation et le stationnement en zones denses. Attendue entre fin 2026 et 2027, cette déclinaison inédite s'adapte aux espaces restreints que les versions classiques peinent à négocier. Sa motorisation, probablement un bloc à hybridation légère d'environ 300 chevaux, offre par ailleurs une souplesse adaptée aux trajets quotidiens.
Quels critères pour choisir entre le G 580 EQ et le G 63 AMG ?
Le critère principal reste la motorisation : électrique ou thermique. Le G 580 EQ embarque quatre moteurs indépendants pour 587 chevaux à partir de 145 000 euros. Le G 63 AMG, lui, propose un V8 biturbo de 585 chevaux avec différentiels mécaniques pour une expérience sonore et sensorielle typiquement AMG, mais son tarif dépasse les 220 000 euros.
Quelle autonomie réelle espérer avec le Mercedes G 580 EQ en utilisation tout-terrain ?
En tout-terrain, l'autonomie du G 580 EQ chute significativement par rapport aux valeurs WLTP homologuées, sans qu'une valeur précise puisse être avancée : l'effort demandé aux quatre moteurs électriques (un par roue, 587 ch au total) génère une consommation d'énergie bien supérieure à celle mesurée sur route. Le franchissement est excellent, mais il se paie en autonomie.
Comment choisir entre le G 580 électrique et le G 500 pour le franchissement ?
Pour le franchissement pur, les deux approches sont radicalement différentes. Le G 500 joue la carte classique : essieu rigide, transmission 4MATIC et bloc V8, une force brute éprouvée. Le G 580 EQ redistribue les règles avec un moteur par roue, offrant un dosage du couple roue par roue d'une précision chirurgicale. Même destination, deux philosophies antagonistes.
Quel type de permis est exigé pour conduire un SUV électrique de trois tonnes ?
Le permis B suffit pour conduire un SUV électrique de trois tonnes. La réglementation européenne autorise ce permis pour tout véhicule dont le poids total en charge ne dépasse pas 3,5 tonnes. La masse des batteries, aussi conséquente soit-elle, n'impose donc aucune certification supplémentaire ni passage au permis poids lourd.
Quelles sont les différences de coût d'entretien entre le thermique et l'électrique ?
L'entretien d'un véhicule électrique coûte généralement moins cher qu'un modèle thermique. Ce dernier nécessite des vidanges régulières, le remplacement des bougies et la révision d'une boîte de vitesses complexe. Un moteur électrique supprime la majorité de ces pièces en mouvement : les passages en atelier se concentrent alors sur les trains roulants, le système de refroidissement et les pneumatiques.
Comment les nouvelles motorisations électriques influencent la valeur de revente des anciens modèles thermiques ?
L'arrivée de versions électriques tend à renforcer la cote des anciens modèles thermiques sur le marché de l'occasion. En faisant de l'essence une exception plutôt que la norme, elle transforme des motorisations V8 en objets de désir recherchés. La sonorité mécanique et la conception traditionnelle deviennent des arguments de rareté, ce qui soutient durablement leur valeur de revente.
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