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Ce lundi 31 août 2026 à 21h10, France 3 referme en beauté son cycle consacré à Sergio Leone avec Le Bon, la Brute et le Truand. Après Pour une poignée de dollars et Et pour quelques dollars de plus, la chaîne propose le troisième et dernier volet de la mythique « trilogie du dollar ». Sorti en 1966, le film réunit Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cleef et reste, près de soixante ans après sa création, l’un des westerns les plus célèbres de l’histoire du cinéma.

Mais pourquoi faut-il absolument revoir ce monument ce soir ? Voici 5 bonnes raisons de passer la soirée avec Blondin, Tuco et Sentenza.

  1. Parce que c’est probablement le sommet du cinéma de Sergio Leone

Après avoir révolutionné le western avec Pour une poignée de dollars en 1964, puis confirmé son talent avec Et pour quelques dollars de plus en 1965, Sergio Leone voit encore plus grand pour le dernier épisode de sa trilogie.

Et cette fois, il ne lésine sur rien : des paysages immenses, des scènes de bataille spectaculaires, des centaines de figurants, des explosions, des fusillades et un trésor de 200 000 dollars en pièces d’or.

L’histoire se déroule pendant la guerre de Sécession. Trois hommes poursuivent le même objectif : mettre la main sur le fabuleux magot, chacun détenant une partie des informations nécessaires pour le retrouver.

Le film est également beaucoup plus ambitieux que les deux précédents, avec une durée proche de trois heures. Mais Leone réussit un véritable tour de force : on ne voit pratiquement pas passer ces trois heures.

Son style atteint ici une forme de perfection : les plans très larges alternent avec des gros plans extrêmement serrés, les silences précèdent les explosions de violence et chaque duel devient un véritable ballet.

  1. Parce que le trio Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cleef est exceptionnel

C’est évidemment l’une des principales raisons de revoir le film.

Clint Eastwood : le Bon

Clint Eastwood retrouve le personnage de Blondin, l’Homme sans nom de la trilogie. Calme, mystérieux, incroyablement précis avec son revolver, il possède pourtant peu de choses d’un véritable héros. Il est intéressé par l’argent et n’hésite pas à tuer lorsqu’il le faut.

Mais son charisme est absolument phénoménal. C’est avec ce rôle que Clint Eastwood va définitivement devenir l’une des grandes icônes du western.

Eli Wallach : le Truand

Et puis il y a Tuco, interprété par Eli Wallach. Bavard, cupide, roublard, colérique et parfois franchement hilarant, Tuco apporte au film une bonne dose d’humour. C’est aussi le personnage le plus complexe du trio. Derrière le bandit se cache un homme beaucoup plus humain qu’il n’y paraît.

La relation entre Tuco et Blondin constitue d’ailleurs l’un des grands plaisirs du film : ils passent leur temps à se trahir, mais sont incapables de se passer l’un de l’autre.

Lee Van Cleef : la Brute

Enfin, Lee Van Cleef incarne Sentenza, un tueur à gages froid et impitoyable. Après Et pour quelques dollars de plus, l’acteur retrouve Sergio Leone et devient cette fois le véritable antagoniste de l’histoire.

Son visage, son regard et son calme glacial suffisent à installer la menace.

Trois acteurs, trois personnalités, trois styles de jeu : Leone avait trouvé une combinaison parfaite.

  1. Parce que la musique d’Ennio Morricone est devenue légendaire

Il suffit de quelques secondes.

« Wah-wah-wah-wah… »

Le thème composé par Ennio Morricone pour Le Bon, la Brute et le Truand est probablement l’une des musiques de film les plus immédiatement reconnaissables jamais écrites. Mais la bande originale ne se résume évidemment pas à ce célèbre thème.

Morricone accompagne les personnages, les poursuites, les moments de tension et les scènes de bataille avec une partition qui participe pleinement à la mise en scène. Le réalisateur et le compositeur avaient développé une collaboration exceptionnelle et la musique occupe une place essentielle dans les westerns de Leone.

Et il suffit d’attendre la scène finale pour comprendre le génie du duo.

  1. Parce que le duel final est l’une des scènes les plus mythiques du cinéma

Si vous n’avez jamais vu Le Bon, la Brute et le Truand, préparez-vous pour l’un des plus grands moments de tension de l’histoire du cinéma. Trois hommes. Un cimetière. Des centaines de tombes. Et un trésor caché quelque part.

Blondin, Tuco et Sentenza se retrouvent face à face dans le célèbre cimetière de Sad Hill. Leone aurait pu expédier la scène en quelques secondes. Il fait exactement l’inverse. Il prend son temps. Très longtemps. Les regards se croisent. Les mains se rapprochent des revolvers. Les visages sont filmés en très gros plan. La musique d’Ennio Morricone monte progressivement.

Et pendant plusieurs minutes, le spectateur sait que quelqu’un va mourir mais ignore encore lequel. Cette manière de dilater le temps est devenue l’une des signatures de Sergio Leone. Le duel de Sad Hill est aujourd’hui considéré comme l’une des scènes les plus emblématiques du western.

  1. Parce que ce « western spaghetti » est devenu un chef-d’œuvre du cinéma

Lorsqu’il sort en 1966, Le Bon, la Brute et le Truand n’est pas immédiatement considéré comme le chef-d’œuvre qu’il est devenu. Le western spaghetti souffre alors d’une réputation mitigée. Certains critiques lui reprochent sa violence, son cynisme et son goût de la démesure.

Avec le temps, le regard change radicalement.

La presse française reconnaît désormais la virtuosité du film : AlloCiné recense aujourd’hui une moyenne de 4,1/5 pour les critiques presse, tandis que les spectateurs lui attribuent 4,5/5 sur plus de 50 000 notes.

Et surtout, le film continue de séduire les nouvelles générations. Sa ressortie en version restaurée en 2026, à l’occasion de ses 60 ans, a encore suscité de nombreux commentaires enthousiastes de spectateurs. Preuve qu’il n’a rien perdu de sa puissance.

Un film beaucoup plus drôle qu’on ne le pense

C’est peut-être l’une des bonnes surprises pour ceux qui n’ont pas revu le film depuis longtemps. Derrière les fusillades et les morts se cache un humour très présent, principalement grâce à Tuco.

Le duo Eastwood-Wallach fonctionne merveilleusement bien. Blondin est l’homme calme et taciturne. Tuco est son exact contraire : il parle, s’énerve, triche, négocie et improvise en permanence. Le contraste entre les deux personnages apporte au film une dimension presque comique qui permet à Leone d’éviter que son western ne devienne trop sombre.

Et un tournage qui aurait pu très mal finir…

La légende du film ne s’arrête pas devant la caméra. Le tournage fut particulièrement mouvementé et Eli Wallach a été confronté à plusieurs situations dangereuses, dont certaines auraient pu lui coûter la vie. L’acteur racontera plus tard plusieurs de ces anecdotes dans son autobiographie.

Sergio Leone voulait également donner une dimension spectaculaire aux scènes de guerre et aux explosions. Le résultat est aujourd’hui indissociable du film : un western gigantesque tourné dans les paysages espagnols qui ont servi à recréer l’Ouest américain.

Pourquoi le regarder ce soir ?

Parce qu’il y a finalement très peu de films capables de réunir autant d’éléments mythiques :

Clint Eastwood, au sommet de son charisme ;

Lee Van Cleef, absolument glaçant ;

Eli Wallach, formidable en Tuco ;

Sergio Leone, maître du western spaghetti ;

Ennio Morricone, au sommet de son art ;

Des paysages grandioses ;

Une chasse au trésor pleine de trahisons ;

La guerre de Sécession en toile de fond ;

Le mythique cimetière de Sad Hill ;

Et surtout… l’un des plus grands duels de toute l’histoire du cinéma.

Et puis il y a cette sensation assez rare : celle de regarder un film que l’on connaît déjà, mais qui continue à fonctionner comme au premier jour.

Ce soir sur France 3 : un rendez-vous avec le cinéma

Après Pour une poignée de dollars, diffusé le 17 août, France 3 referme donc ce soir son cycle Sergio Leone avec le troisième volet de la trilogie. La programmation avait été pensée comme un rendez-vous hebdomadaire autour des trois westerns culte du réalisateur italien.

Alors, si vous aimez le cinéma, les westerns, Clint Eastwood ou simplement les grands films populaires qui ont traversé les générations, difficile de trouver une meilleure raison de rester devant France 3 ce soir.

Le Bon, la Brute et le Truand

Sergio Leone  1966
Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef
Musique : Ennio Morricone
Ce soir, lundi 31 août 2026  21h10 France 3

Un trésor. Trois hommes. Un duel. Et un chef-d’œuvre du cinéma.

Philippe Pillon

Créateur de Monsieur Vintage, Philippe est un passionné de belles mécaniques, de voyages et d’objets qui ont une âme. À travers son regard, chaque moto, voiture ou destination raconte une histoire, dans une quête d’authenticité et d’élégance intemporelle.

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